Une grande fille (V. O., s.-t.f.)

En 1945, Iya et Masha tentent de se reconstruire, à l’instar de Leningrad, qui émerge de la Deuxième Guerre mondiale. Tenaillée par la culpabilité, la première accepte de concevoir un bébé pour la seconde, qui ne peut plus en avoir. Un enfantement aux dimensions métaphoriques, entre naissance et renaissance, dans une œuvre qui suinte le désespoir par tous ses pores. Prix de la mise en scène à Un certain regard, à Cannes, ce film de Kantemir Balagov est de fait superbement réalisé (force références aux maîtres flamands), mais exigeant. Il commande un abandon. Un à un, le cinéaste révèle les différents niveaux de complexité, et de contradictions, d’une codépendance tour à tour toxique et aimante. Remarquables, Viktoria Miroshnichenko et Vasilisa Perelygina rendent celle-ci aussi crédible que fascinante. Des portraits complexes et poignants, inspirés par des témoignages consignés par l’auteure nobélisée Svetlana Alexievitch.

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Une grande fille (V.O., s.-t.f.)

★★★★

Drame psychologique de Kantemir Balagov. Avec Viktoria Miroshnichenko, Vasilisa Perelygina, Andreï Bykov. Russie, 2019, 130 minutes.