Léa Tsemel, avocate (V.F. de Advocate)

Photo: Filmoption International

C’est l’histoire d’une avocate israélienne dont la seule et unique cause est la défense des Palestiniens. Vous avez dit « kamikaze » ? Léa Tsemel l’est un peu beaucoup, et ce, depuis 1967, la guerre des Six Jours ayant été pour elle le détonateur d’une prise de conscience, celle de la réalité tragique des territoires palestiniens occupés par Israël. Est-elle victorieuse devant les tribunaux de son pays, s’appliquant à défendre des hommes, des femmes et des enfants accusés de terrorisme ? Presque jamais, ce qui ne l’empêche pas de continuer son combat, pour alléger une peine ou corriger la loi, espérant secouer les certitudes de ses compatriotes. À travers sa défense passionnée de deux causes hautement médiatisées se dévoile une femme de loi sans compromis, une mère souvent absente, une épouse parfois intraitable : autant de facettes que les cinéastes Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche scrutent dans une approche à la fois fébrile et stylisée. Mais c’est d’abord et avant tout une belle leçon de courage et de conviction.

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Notre critique complète

Léa Tsemel, avocate (V.F. de Advocate)

★★★ 1/2

Documentaire de Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche. Suisse-Israël-Canada, 2019, 109 minutes.