Une femme, ma mère

Photo: K-Films Amérique

D’un film à l’autre, Claude Demers cherche la réconciliation, surtout avec son passé. De son enfance à Verdun, il a fait une superbe incursion dans D’où je viens, révélant certains pans douloureux, dont la blessure de l’adoption. Il aborde à nouveau ce sujet, tout en délicatesse, dans ce journal intime éminemment cinématographique, renouant de façon posthume avec sa mère biologique, elle qui a tout fait pour « brouiller les pistes ». Et qui, avec la même farouche énergie, refusait de raconter son histoire, et surtout que son fils la raconte. Le défi était colossal, mais le cinéaste a su le relever à l’aide de reconstitutions, d’extraits de films de l’ONF, et surtout d’un savant mélange de ces images, portées par sa voix empreinte d’émotion. De cette histoire vraie construite avec les artifices du cinéma, et grâce à un subtil montage de Natalie Lamoureux, émerge le portrait d’une femme complexe, indépendante, mystérieuse. Et à nouveau disparue avec beaucoup de ses secrets.

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Horaire en salles

Une femme, ma mère

★★★★

Drame poétique de Claude Demers. Québec, 2020, 76 min.