Les hirondelles de Kaboul

Toute de décombres et d’angoisse qui couve, Kaboul n’est plus que l’ombre d’elle-même sous le régime taliban. Deux couples : Zunaria et Mohsen, elle artiste, lui enseignant, ainsi que Mussarat et Atiq, elle qui se meurt physiquement et lui, mentalement. Dans la prison où ce dernier est gardien aboutira Zunaria. De leurs destins croisés résulte un récit riche d’humanité. Il est des scènes difficilement soutenables, mais en opposant à une violence barbare la douceur inhérente à l’aquarelle (que la technique évoque), les cinéastes atténuent visuellement ce qu’elles exacerbent psychologiquement ; magistral. Tout en préservant un cachet littéraire dans les dialogues, le scénario négocie sans heurts les développements de ces deux trames d’abord parallèles qui fusionnent au mitan. À terme, un espoir prévaut, une poésie aussi, qui donne tout son sens au titre. Un film douloureux mais très beau, tant dans sa facture que dans ses idéaux.

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Les hirondelles de Kaboul

★★★★

Animation de Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec. France, 2019, 81 minutes.