L.A. Tea Time

En plein dilemme professionnel, Sophie Bédard Marcotte, jeune cinéaste montréalaise, décide d’aller demander conseil à son idole, la cinéaste indépendante Miranda July. À Los Angeles. La voici donc héroïne d’un road movie documentaire d’une vibrante inventivité. Avec derrière la grisaille de l’hiver québécois et devant, l’espoir d’une rencontre déterminante, le film revêt des atours de plus en plus fantaisistes. La facture artisanale, bricolée est revendiquée, célébrée. Si l’acte de mise en scène est au coeur de cette proposition, il s’agit aussi d’un film de réalisatrice à propos de réalisatrices : hormis July, Chantal Akerman fait l’objet d’un hommage aussi senti que soutenu. C’est parce qu’elle est mue par une passion conquérante que Sophie Bédard Marcotte se lance dans ce périple, et dans le vide, de la sorte. De par sa nature et sa conception, L.A. Tea Time est l’incarnation même de cette inspirante détermination.

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L.A. Tea Time

★★★★

Docufiction de Sophie Bédard Marcotte. Avec Sophie Bédard Marcotte, Isabelle Stachtchenko. Québec, 2019, 82 minutes.