Les éblouis

Tandis que ses parents s’abandonnent aux diktats d’une communauté charismatique locale, Camille, 12 ans, s’inquiète des desseins réels du groupe. Inspirée par sa propre enfance, Sarah Suco décrit avec force détails probants une lente mais inéluctable plongée dans un univers parallèle malsain. Le film est habile à établir une ambiance de félicité avant que ne s’immiscent des notes d’étrangeté contribuant à l’instauration d’un climat anxiogène. La cinéaste parvient à traduire visuellement, de gros plans intrusifs en zones d’ombres qui se referment, ce proverbial étau qui se resserre autour de l’héroïne. L’assaut est parfois viscéral : il est en effet des moments de réel inconfort physique. L’ensemble est parfois gros, certes, et on regrette cette inclusion d’un petit-ami, le personnage et son apport narratif agissant davantage comme des distractions. Les interprètes sont très investis, mais Camille Cottin subjugue tout spécialement.
 

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Les éblouis

★★★ 1/2

Drame de Sarah Suco. Avec Céleste Brunnquell, Camille Cottin, Éric Caravaca, Jean-Pierre Darroussin. France, 2019, 99 minutes.