Les plus belles années d’une vie

Il en a connu, des échecs, Claude Lelouch, mais aussi d’immenses succès, dont le tout premier, Un homme et une femme, marque encore l’imaginaire 53 ans plus tard. Ce n’est pas sa première virée nostalgique, mais tous préfèrent oublier Un homme et une femme, 20 ans déjà (1986). C’est ce que font les célèbres personnages incarnés par un Jean-Louis Trintignant digne, mais affaibli, et une toujours émouvante Anouk Aimée. Dans un style minimaliste (rare chez Lelouch) et une palpable urgence de filmer, il orchestre les sobres retrouvailles de l’ancien coureur automobile et de la scripte devenue commerçante sous le ciel cotonneux de Normandie, renouant aussi avec les enfants des deux protagonistes, devenus bien grands. Entre le badinage inspiré et quelques séquences fantasmées nous ramenant à Deauville, cette cérémonie des adieux nous réconcilie avec un créateur excessif qui a su, une fois n’est pas coutume, réduire la vitesse. La promenade n’en est que plus douce, et plus touchante.

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Les plus belles années d’une vie

★★★ 1/2

Drame sentimental de Claude Lelouch. Avec Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Marianne Denicourt, Monica Bellucci. France, 2019, 91 minutes.