Les Barbares de La Malbaie

En route de La Malbaie vers Thunder Bay pour un championnat avec son cousin et idole Yves, une gloire déchue du hockey, JP, un adolescent rêvant de devenir agent, voit ses illusions voler en éclats. Non seulement cette comédie dramatique n’est pas le film de hockey attendu, mais elle n’est, par surcroît, pas à propos de qui l’on croit. En effet, en plus de déconstruire l’hégémonique figure de l’underdog (celui qu’on donne perdant mais qui brille dans l’adversité) chère au film sportif, le film donne la primauté narrative à celui qui serait normalement le second violon. Il en découle un récit initiatique très drôle, très émouvant, et surtout merveilleusement joué. Faisant oublier la maigreur de son budget, Vincent Biron (Prank), qui forge un réalisme légèrement caricaturé du meilleur effet, multiplie les bons flashs visuels. Implacable, et aussi doux-amer que brutal, le dénouement est un poème. Une fichue de belle surprise.

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Les Barbares de La Malbaie

★★★★

Comédie dramatique de Vincent Biron. Avec Justin Leyrolles-Bouchard, Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, Erin Carter, Sophie Goulet. Québec, 2019, 115 minutes.