Une manière de vivre

Dans Une manière de vivre, la pensée de Baruch Spinoza se voit évoquée par Micheline Lanctôt au travers des destins momentanément croisés de trois âmes errantes. Tous trois sont, pendant le premier acte, paralysés par un accablement délétère, par une forme ou une autre de culpabilité de ne pas mener une vie « valable ». Ceux-ci opèrent, lors du deuxième acte, un virage existentiel graduel qui culminera, au troisième, par ce que Spinoza nomme « la satisfaction intérieure ». Ces instants individuels, dont on taira les contextes respectifs, émeuvent, voire bouleversent. Pour en arriver là toutefois, il faut s’accrocher et s’investir mentalement. L’impact du rapprochement final n’en sera que plus décuplé. C’est simplement une façon différente d’envisager le cinéma : une manière de raconter qui touche le coeur.

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Une manière de vivre

★★★ 1/2

Drame psychologique de Micheline Lanctôt. Avec Gabrielle Lazure, Rose-Marie Perreault, Laurent Lucas, Pierre-Luc Lafontaine, Robin Aubert. Québec, Belgique, 2019, 118 minutes.