Douleur et gloire (V.O., s.-t.f.)

En proie à la douleur chronique et en panne créative, un cinéaste renoue avec un acteur qu’il lança jadis. Enclin à la nostalgie, il est de surcroît hanté par le souvenir d’une mère dont il subit encore les contrecoups du décès récent. Avec cette oeuvre introspective, Pedro Almodóvar se livre comme jamais, trouvant en Antonio Banderas (qu’il lança jadis, tiens) un alter ego idéal. Primé à Cannes, ce dernier compose un personnage captivant, très réservé avec autrui, mais qui se dévoile dans la solitude de son chic appartement (qui reproduit celui d’Almodóvar). En dépit du flot de temporalités un peu moins fluide que de coutume (c’est là le premier film du réalisateur sans le défunt monteur José Salcedo), Almodóvar affiche une aisance technique absolue. En lieu et place d’une volonté d’impressionner : une maestria tranquille, sereine. Le film y gagne une impression d’équanimité inédite : un cadeau pour le cinéphile et, on l’espère, un baume pour le cinéaste.

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Douleur et gloire (V.O., s.-t.f.)

★★★★

Drame de Pedro Almodóvar. Avec Antonio Banderas, Asier Etxeandia, Penélope Cruz, Julieta Serrano. Espagne, 2019, 113 minutes.