Joker

Photo: Warner Bros

Arthur traîne sa dégaine de clown triste dans un enfer urbain qu’il n’égaie guère. Humilié et battu à répétition, il en a un jour assez : naissance du Joker. De manière revendiquée, et très appuyée, Todd Phillips s’inspire du Taxi Driver de Scorsese, son Joker qui s’enfonce dans une (languissante) spirale d’aliénation et de violence étant un quasi-décalque de Travis Bickle. Directions photo et artistique reproduisent fidèlement (ou servilement) l’esthétique du modèle. On salue le savoir-faire, même si l’essentiel émane d’un autre film. Des éléments subversifs séduisent, tel l’avilissement du clan Wayne (d’où émergera Batman). L’aspect le plus dérangeant, dans le bon sens, tient toutefois au fait que, même à son plus sombre, le film de superhéros repose sur la promesse tacite que le bien triomphera. Or, Joker n’est pas un film de superhéros : c’est un film d’anti-superhéros. Voilà au moins un élément qui n’est pas emprunté.

Notre critique complète

Horaire en salles

LE COURRIER DES ÉCRANS

Le courrier des écrans. Le meilleur et le pire des écrans, petits et grands, vus par nos journalistes cette semaine. Inscrivez-vous, c'est gratuit.


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront le 5 septembre 2019.

Joker

★★ 1/2

Drame de Todd Phillips. Avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy. États-Unis, 2019, 122 minutes.