Vivre à 100 milles à l’heure

Photo: Les Films Opale

Pas tout à fait reconnu comme un cinéaste de comédies, Louis Bélanger a affiché beaucoup d’humour dans Les mauvaises herbes, et remet ça dans son dernier film, amusant et attendrissant récit d’apprentissage où il a mis beaucoup de lui-même. Plus encore que dans Gaz Bar Blues, il revisite son passé avec franchise et inventivité, reconstituant les délirantes années 1970 à travers la camaraderie de trois délinquants en puissance pour qui l’école était surtout un territoire de vente de drogues en tous genres. Au centre de cette petite entreprise, Louis, un garçon sensible au regard aiguisé, et pas seulement grâce à son appareil photo, découvre ce qu’il en coûte de dépasser les limites et de filer sur les routes de l’illégalité. Un tour de force où plusieurs jeunes acteurs défendent un même personnage à différents âges, et une approche tonifiante de l’univers de l’adolescence qui n’est pas sans rappeler les insolences de Jean-Marc Vallée dans C.R.A.Z.Y. Louis Bélanger a signé sa variation, tout aussi personnelle.

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Vivre à 100 milles à l’heure

★★★★

Chronique de Louis Bélanger. Avec Rémi Goulet, Antoine L’Écuyer, Félix-Antoine Cantin, Sandrine Poirier-Allard. Québec, 2019, 104 min.