Judy (V.O. et V.F.)

Photo: Les Films Séville

Judy aurait pu se résumer à un énième portrait de déchéance glamour dont le showbiz a le secret. À vrai dire, le film, dont la trame reste prévisible, est parfois cela. Ainsi, après une première réussie à Londres où elle est forcée de se produire, les tendances autodestructrices de la star déchue la rattrapent. Mais on va néanmoins au-delà de la formule, d’éclairants retours en arrière remettant en perspective les déboires du moment en leur donnant une genèse. Ces pilules coupe-faims et ces somnifères imposés par le studio à l’adolescence, ce « body-shaming » avant la lettre : usée prématurément, Judy Garland. Ces blessures psychiques et physiques, Renée Zellweger les porte dans son regard, dans sa posture, dans sa voix. Et quelle voix ! Sa composition cousue main pour les Oscar rehausse de beaucoup le niveau d’intérêt d’une production ne cassant rien rayon cinéma. Un bon petit film, certes, mais surtout, une grande performance.

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Judy (V.O. et V.F.)

★★★

Drame biographique de Rupert Goold. Avec Renée Zellweger, Jessie Buckley, Finn Wittrock, Rufus Sewell, Michael Gambon. États-Unis, Grande-Bretagne, 2019, 118 minutes.