Vers les étoiles (V.F. de Ad Astra)

Encore une fois, James Gray (The Immigrant, The Lost of City of Z) affiche haut et fort sa singularité, plus que jamais essentielle, quelque part entre Christopher Nolan (avec qui il partage un exceptionnel directeur photo, Hoye Van Hoytema) et David Fincher. Bien plus qu’une conquête chevaleresque de notre système solaire à ses extrêmes limites, Ad Astra s’affiche aussi, et surtout, comme une impressionnante plongée intérieure, avec des retrouvailles fils-père aux allures grandioses de space opera. Le magnétisme de la musique de Max Richter et un habillage visuel sobre, mais d’un soin méticuleux rehaussent les enjeux dramatiques de ce voyage où les planètes sont autant de gares peuplées de figures inquiétantes et contaminées par les complots. Loin de la flamboyance récemment déployée chez Tarantino, Brad Pitt défend ici une partition d’une émouvante intériorité, sans pour autant masquer sa dégaine de star pleine d’assurance.

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Vers les étoiles (V.F. de Ad Astra)

★★★★ 1/2

Science-fiction de James Gray. Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Donald Sutherland, Ruth Negga. États-Unis, 2019, 123 minutes.