Ceux qui travaillent

À la suite d’une décision brutale de sa part, Frank est licencié par la société à qui il a tout donné. Olivier Gourmet est au sommet de son art en homme incapable d’avouer son renvoi à sa famille, car s’étant toujours défini par le travail. Parviendra-t-il à « se refaire » ? Craquera-t-il avant ? Il en résulte une fascinante étude de cas. Mais au fait, quelle est la teneur exacte de cette fameuse décision ? La révélation informe autant sur la nature véritable de Frank que sur ce que certains en viennent à juger acceptable au nom de la marge de profit. Ça s’essouffle un brin au mitan, et il est des silences étirés jusqu’à l’artificialité, mais la démonstration fonctionne. Le récit s’avère complètement imprévisible, mais parfaitement plausible. D’un réalisme gris, la facture est en phase avec les dehors taciturnes du protagoniste : apparences trompeuses pour monstrueuse banalité.

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Ceux qui travaillent

★★★ 1/2

Drame social d’Antoine Russbach. Avec Olivier Gourmet, Delphine Bibet, Adèle Bochatay. 2019, Suisse, Belgique, France, 102 minutes.