Pauvre Georges!

Un professeur aveugle à l’insatisfaction de sa conjointe et à sa propre crise existentielle recueille un jeune délinquant n’ayant que faire de sa bonté. Si l’on pense à une variation de Boudu sauvé des eaux, de Renoir, ou de Théorème, de Pasolini, il appert que le film ne sait trop que faire de cette relation. Ainsi, l’intrus n’y a-t-il qu’une présence intermittente, simple agent révélateur du mal-être d’un protagoniste qu’on peine à trouver captivant. Grégory Gadebois est en revanche très bon dans le rôle. Idem pour Monia Chokri dans une partition pourtant quasi injouable sur papier. De fait, les personnages secondaires se voient impartis des profils psychologiques à géométrie on ne peut plus variable. Côté ton, on balance entre drame humain et noire comédie. Ce second volet, hélas sous-développé, intéresse davantage que le premier. Un film bien réalisé et photographié, mais souffrant d’un scénario bancal.

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Pauvre Georges !

★★ 1/2

Drame de Claire Devers. Avec Grégory Gadebois, Monia Chokri, Noah Parker, Pascale Arbillot, Mylène Mackay, Patrice Brisebois, Élise Guilbault. Québec-France-Belgique, 2018, 113 minutes.