Il était une fois à Hollywood

Los Angeles, 1969. Rick Dalton tente de relancer sa carrière d’acteur. Cliff Booth, cascadeur et nounou, s’y emploie avec lui. Dans la villa voisine viennent d’emménager Roman Polanski et Sharon Tate, couple de l’heure. En périphérie, un certain Charles Manson s’est constitué une inquiétante « famille ». Ce film aux accents d’uchronie déploie la maestria qu’on attend de Tarantino, mais s’avère très décousu. Pour tout liant : d’interminables scènes de voiture dont la surabondance ne vise qu’à accommoder un défilé de marquises de cinéma sur lesquelles l’auteur peut placarder sa cinéphilie. Cette fois, sa ferveur référentielle est source de longueurs. Plaquée dans le récit, Sharon Tate, inactive et presque inaudible, ne semble à terme là que pour permettre à Tarantino d’en découdre avec la secte de Manson. Malaise. Hommage obsessif compulsif à Hollywood par un cinéaste qui l’adore, c’est là un film qui séduit autant qu’il déçoit.

Notre critique complète

Horaire en salles

LE COURRIER DES ÉCRANS

Le courrier des écrans. Le meilleur et le pire des écrans, petits et grands, vus par nos journalistes cette semaine. Inscrivez-vous, c'est gratuit.


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront le 5 septembre 2019.

Il était une fois à Hollywood (V.F. de Once Upon a Time in Hollywood)

★★★

Chronique de Quentin Tarantino. Avec Leonardo Di Caprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Al Pacino. États-Unis, 2019, 161 minutes.