C’est ça l’amour

Mario, père célibataire depuis peu, est toujours épris de son ex, Armelle. Auprès de lui : l’aînée Niki, mature pour tout le monde, et la cadette Frida qui, elle, vit très mal la séparation. Avec doigté et un sens aiguisé du détail, la cinéaste Claire Burger privilégie la perspective de Mario, sans pour autant négliger les points de vue des deux filles. Si l’on regrette l’accès limité à celui d’Armelle, l’auteure n’en nuance pas moins le trait là comme ailleurs en ne faisant jamais du personnage un bouc émissaire. Autre petit bémol : une tendance à pousser certaines situations jusqu’à la limite du plausible. Toutefois, les interprètes confèrent à ces passages un surcroît de crédibilité : leur conviction et leur complicité font en sorte qu’on croit à cette famille, à ses maux, et à sa capacité de guérir dans le respect de chacun. Un bien beau film, intimiste à souhait, plein d’humanité, et doté d’un vrai regard de cinéaste.

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C’est ça l’amour

★★★ 1/2

Drame psychologique de Claire Burger. Avec Bouli Lanners, Justine Lacroix, Sarah Henochsberg, Cécile Remy-Boutang. France, 2018, 98 minutes.