Les fauves

Dans un camping en Dordogne, Laura coule un été morose auprès de son amie Anne. Pour tromper leur ennui, les adolescentes entrent par effraction chez des résidents du coin. Un jour, elles pénètrent chez un écrivain pour qui Laura se prend de fascination. Et s’il était ce meurtrier mystérieux dont certains imputent les crimes à une panthère qui, selon la légende locale, se terrerait dans une grotte avoisinante ? Vincent Mariette a beau s’évertuer à forger une atmosphère vaguement irréelle à la Traquée (It Follows), tout ce qui concerne l’enquête sur ces meurtres et ces disparitions ne tient pas la route un instant. Les dialogues ampoulés et l’étrangeté empruntée, très Lynch, sont inopérants. Une héroïne incolore souvent entourée de personnages décalés paraissant sortis d’un autre film n’aide pas non plus. Avec ses velléités oniriques, Les fauves est comme un cauchemar duquel on a hâte de se réveiller. Pas parce qu’il effraie, mais parce qu’il ennuie.

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Les fauves

★★

Drame de Vincent Mariette. Avec Lily-Rose Depp, Aloïse Sauvage, Vincent Lafitte, Camille Cottin. France, 2019, 83 minutes.