Midsommar: Solstice d’été

Lorsque de jeunes Américains débarquent dans la campagne suédoise afin d’assister à des festivités traditionnelles vantées par un ami, ils n’ont aucune idée de l’horreur qui se trame. Sous un soleil radieux, une angoisse insidieuse se fait jour, intangible… Un sentiment d’inquiétante étrangeté trop diffus pour justifier qu’on prenne ses jambes à son cou. Avec Midsommar : solstice d’été, Ari Aster confirme, après Héréditaire, ses dons pour générer puis dilater une peur sourde. Quoiqu’il pousse ici jusqu’à ses limites son parti pris de langueur horrifique. Certains développements prévisibles ne minent pas trop cet exercice de « folk horror » inducteur d’une transe semblable à un cauchemar éveillé, et d’autant plus tétanisant qu’il se déploie en pleine lumière. Propice à maintes lectures allégoriques (et leurs contraires), le film ne se borne pas à effrayer : il joue dans la tête. Et dès lors, s’y incruste.

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Horaire en salles

 

Midsommar: Solstice d’été (V.F. de Midsommar)

★★★ 1/2

Drame d’horreur d’Ari Aster. Avec Florence Pugh, Jack Reynor, William Jackson Harper, Vilhelm Blomgren, Will Poulter. États-Unis, Suède, 2019, 147 minutes.