Dogman (V.O., s.-t.f. et s.-t.a.)

Dans une banlieue italienne délabrée, Marcello, un toiletteur canin, arrondit ses fins de mois en vendant de la coke à ses amis. L’un d’eux, Simone, un ex-boxeur, a beau le mettre dans le pétrin à répétition, Marcello lui reste fidèle. Ici, Matteo Garrone revisite le monde du gangstérisme sous l’angle d’une masculinité pas tant toxique qu’autodestructrice. Plutôt que d’homosexualité refoulée, il est question de subjugation : Marcello est captivé par Simone. Or, Marcello entretient cette relation : si Simone est accro à la drogue, lui est accro à Simone. Marcello est comme un chien prêt à tout pour plaire à un maître cruel. La tension que génèrent les acteurs Marcello Fonte, primé à Cannes, et Edoardo Pesce est hallucinante. Le tout, filmé avec une sensibilité néoréaliste qui confère à l’oeuvre une poésie âpre. Puissant, le dénouement hante. Un film de fureur, de musc et de sang : celui des bêtes, qui ne sont pas toujours celles que l’on croit.

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Dogman (V.O. s.-t.f. et s.-t.a.)

★★★★

Drame de Matteo Garrone. Avec Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Alida Baldari Calabria, Nunzia Schiano. Italie, 2018, 102 minutes.