Anna (V.F. et V.O.)

Ce film ne récolte aucune étoile

Ex-cadette devenue junkie, Anna est recrutée par le KGB, qui la fait intégrer une agence de mannequins à Paris. La voici top-modèle (simple comme ça) le jour, et assassin le soir. L’avantage d’une telle couverture ? Qu’elle prenne la pose ou qu’elle tue des régiments armés, Anna est toujours bien habillée. Il faut la voir combattre en porte-jarretelles (en dentelle indéchirable, on présume). Tout cela paraît ridicule ? Ça l’est. On sent le désespoir de Luc Besson, dont la compagnie EuroCorp est menacée de faillite, dans Anna, qui tente de convoquer l’esprit du succès passé Nikita. Au gré des révélations controuvées, le film multiplie les flashbacks explicatifs au point où ça en devient involontairement drôle. Vrai top-modèle, Sasha Luss n’a aucune présence. Pire, le film est d’une misogynie à hurler : voir la première affiche officielle, où le titre Anna est collé sur le derrière de l’actrice. Oui, c’est à ce niveau-là qu’opère le film. Au secours.

Notre critique complète

Horaire en salles

LE COURRIER DES ÉCRANS

Le courrier des écrans. Le meilleur et le pire des écrans, petits et grands, vus par nos journalistes cette semaine. Inscrivez-vous, c'est gratuit.


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront le 5 septembre 2019.

Anna (V.F. et V.O.)

Action de Luc Besson. Avec Sasha Luss, Helen Mirren, Luke Evans, Cillian Murphy. France, 2019, 118 minutes.