La femme de mon frère

Pessimiste quant à ses perspectives d’avenir, Sophia, doctorat en poche, squatte l’appartement de son frère Karim, avec qui elle partage une complicité de toujours. Mais lorsqu’il s’éprend d’Éloïse, c’est la panique. Ce film « dramatico-désopilant » expertement écrit et réalisé est à ranger dans la catégorie des irrésistibles. C’est là un portrait de femme à maints égards atypique que brosse Monia Chokri. Vive, nuancée, et complètement désarmante, Anne-Élisabeth Bossé compose une héroïne qui, sous couvert de désinvolture et de bel esprit, cache un abîme d’angoisse. Souvent, on est ému alors qu’on a encore mal aux côtes de s’être esclaffé. La facture est extrêmement soignée sans être poseuse. Bémol : une propension à faire durer certaines scènes jusqu’à en amoindrir l’impact. Avec l’aide de la directrice photo Josée Deshaies, la cinéaste ménage cela dit d’authentiques instants de grâce visuelle. Du très drôle, du très beau, et du très bon.

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La femme de mon frère

★★★★

Comédie dramatique de Monia Chokri. Avec Anne-Élisabeth Bossé, Patrick Hivon, Evelyne Brochu. Québec, 2019, 117 minutes.