Notre palmarès fantôme

Depuis le temps que Pedro Almodóvar fait antichambre pour la Palme, il la mériterait ce coup-ci pour «Douleur et gloire».
Photo: Loic Venance Agence France-Presse Depuis le temps que Pedro Almodóvar fait antichambre pour la Palme, il la mériterait ce coup-ci pour «Douleur et gloire».

Pas évident de vous brosser un palmarès fantôme d’une édition forte dans l’ensemble avec plusieurs coups de maître. On s’y risque avec options multiples.

Prenez le Douleur et gloire de Pedro Almodóvar. Depuis le temps que le maître espagnol fait antichambre pour la Palme, il la mériterait ce coup-ci. On lui décerne, mais en laissant entier le problème des cinéastes femmes, source d’embarras pour Cannes. Aucune n’a jamais obtenu cette convoitée Palme d’or, sauf Jane Campion pour La leçon de piano en 1993. Et

Portrait de la jeune fille en feu de la Française Céline Sciamma s’est révélé vraiment exceptionnel. Ce ne serait pas mal non plus de la consacrer. Laissez-nous rêver…

Pour le Grand Prix, peut-être Les misérables, premier long métrage du Français Ladj Ly, qui a sonné si fort ici. Prix du jury ? Une vie cachée de l’Américain Terrence Malick, lequel y retrouve souvent la grâce de ses premières oeuvres. Le laurier du meilleur scénario irait comme un gant à l’excellent thriller social Parasite du Coréen Bong Joon-ho.

Du côté des prix d’interprétation, côté hommes, si Almodóvar n’a pas la Palme d’or, son acteur alter ego Antonio Banderas la mérite haut la main. Dans le cas contraire, parions sur Roschdy Zem pour son excellent rôle de flic dans Roubaix,une lumière d’Arnaud Desplechin. Chez les femmes, primer le duo d’enfer Sara Forestier-Léa Seydoux en criminelles menteuses toujours pour le film de Desplechin, qui sait si bien diriger son monde, s’envisage.

Chose certaine, on devrait retrouver plusieurs Français (mais pas Kechiche) dans ce palmarès. Leurs cinéastes ont souvent frappé fort en cette cuvée, et on leur souhaite une récolte de lauriers.

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