Coup de cœur et coup de gueule sur la Croisette

Quentin Tarantino lassure et brandit haut et fort ses convictions.
Photo: Alberto Pizzoli Agence France-Presse Quentin Tarantino lassure et brandit haut et fort ses convictions.

Coup de cœur : une voix contre le numérique

Le dernier film de Quentin Tarantino, Once Upon a Time... in Hollywood ne m’a pas enthousiasmée, mais en conférence de presse, le cinéaste assure et brandit haut et fort ses convictions. Cinéphile pur et dur, il a lancé ceci à la meute journalistique : « Pour moi, le numérique représente la mort du cinéma tel que je le conçois. La projection en numérique, c’est comme allumer la télévision. […] J’espère que nous sommes en train de vivre une sorte de période romantique avec le numérique et que la génération suivante se rendra compte de ce qu’elle a perdu. »

Coup de gueule : par ici, les stars d’Hollywood !

L’hystérie qui s’est emparée des festivaliers et des badauds avec cette présence de Tarantino, Brad Pitt et Leonardo DiCaprio sur la Croisette dépasse l’entendement. Des files interminables pour voir le film, avec maints recalés, des Cannois massés près des grilles du Palais pour apercevoir une main, un pied, au mieux la tête d’un membre de ce chic trio. C’est le triomphe d’Hollywood ici, qui renvoie à l’ombre tous les autres cinéastes du jour. Heureusement, le président du jury, Iñárritu, avait précisé en début de festival ne pas vouloir se laisser impressionner au palmarès par les gros noms…