Noureev (V.O. avec s.-t.f. de The White Crow)

La vie du danseur Rudolf Noureev fut mouvementée à souhait, de sa naissance sur le transsibérien, en 1938, à sa mort en France, sa patrie d’accueil, en 1993. Patrie d’accueil car, en 1961, l’étoile russe déserta à la faveur d’une tournée. Un épisode spectaculaire sur lequel revient Ralph Fiennes, qui alternent trois époques, chacune dotée de sa propre palette : exsangue pour l’enfance, froide pour les années formatrices, chaleureuse pour la découverte de l’Ouest. Un parti pris qui s’avère plus concluant en théorie qu’en pratique, l’ensemble élégamment mis en scène, photographié et monté, affichant un curieux manque d’harmonie. Cette élégance ambiante, c’est d’abord David Hare, au scénario, qui l’insuffle, jouant habilement avec maints allers-retours temporels, comme il le fit dans Les heures (The Hours). L’esbroufe chromatique était inutile. Et Noureev ? Il est incarné par le danseur Oleg Ivenko, très crédible dans son premier rôle au cinéma.

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Noureev (V.O., s.-t.f. de The White Crow)

★★★ 1/2

Drame biographique de Ralph Fiennes. Avec Oleg Ivenko, Ralph Fiennes, Adèle Exarchopoulos, Chulpan Khamatova, Ralph Fiennes. Grande-Bretagne, France, Serbie, 2018, 127 minutes.