Asako I & II (V.O. avec s.-t.f.)

Après que son amoureux Baku se soit volatilisé, Asako, une jeune femme d’Osaka, est stupéfaite de rencontrer, à Tokyo, Ryohei, qui est identique au premier, du moins physiquement. Erika Karata confère allant et volonté au personnage du titre tandis que Masahiro Higashide permet au film de réussir son pari de faire coexister deux hommes partageant apparence, mais pas substance. Sur atmosphère éthérée, Ryusuke Hamaguchi offre, entre autres, une inversion du schéma de Vertigo, où la femme regarde et où l’homme dédoublé est objet. L’inversion devient par surcroît motif, puisque des séquences entières sont revisitées en épousant une perspective autre. Enfin, en faisant intervenir le tremblement de terre de Tohoku de 2011, le cinéaste confère une urgence existentielle inattendue au dilemme de l’héroïne. Un exercice envoûtant sur la nature — et les préférences — du sentiment amoureux.

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Asako I & II (V.O. s.-t.f.)

★★★★

Drame sentimental de Ryusuke Hamaguchi. Avec Erika Karata, Masahiro Higashide, Sairi Ito, Kōji Seto. Japon, 2018, 119 minutes.