Tolkien

En trois périodes clés, soit la fin de l’enfance, l’adolescence sous le signe de l’amitié et la Première Guerre mondiale, Tolkien s’attarde aux années formatrices du futur auteur, ainsi qu’à l’éclosion d’un grand amour. Du drame, de l’aventure et de la romance. Hélas, le résultat est bien tiède, ce, en dépit d’un volet central réussi. La faute incombe au scénario, dont la structure en flash-back freine l’élan du récit. Des efforts pour associer le champ de bataille au futur Mordor du Seigneur des anneaux s’avèrent en outre forcés, le film n’ayant pas les moyens de ses ambitions. Axé sur le cercle d’amis du sujet et sur sa passion contrariée pour Edith Bratt, le film y va à un moment d’un sous-entendu gai sans l’assumer ensuite. Bien que la famille Tolkien l’ait désavoué, à terme, et c’est paradoxal considérant ses vaines tentatives pour inclure du merveilleux, ce qui manque au film n’est pas un cautionnement, mais une magie.

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Horaire en salles

 

Tolkien (V.O. et V.F.)

★★ 1/2

Drame biographique de Dome Karukoski. Avec Nicholas Hoult, Lily Collins, Anthony Boyle, Colm Meaney, Derek Jacobi. États-Unis, 2019, 111 minutes.