La Quietud (V.O. avec s.-t.f.)

Dans un vaste domaine, en Argentine, deux sœurs à la complicité trouble rejoignent leur mère alors qu’agonise leur père. Tandis que les autorités rôdent, tenantes des traumas politiques passés, les trois femmes dévoilent des secrets, en dissimulent d’autres… Avec La Quietud, Pablo Trapero réitère une propension à filmer des cellules familiales extrêmes. Ici, aucun personnage n’échappe à une certaine monstruosité, celle-ci nuancée au détour d’aveux-chocs qui, c’est l’une des failles du film, ne choquent guère. En filigrane, on évoque dictatures et années d’exil, laissant entendre un patrimoine mal acquis. Hélas, ce filon prometteur ne sert qu’à accommoder une énième révélation, procédé dont abuse l’intrigue. En témoigne, encore, un épilogue jusqu’au-boutiste plaqué. L’élégant se meut en grotesque, et à la curiosité succède l’ennui. Pourtant, le film bénéficie d’un vrai sens de la mise en scène et d’un trio de comédiennes excellentes : efforts vains.

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La Quietud (V.O. avec s.-t.f.)

★★

Drame de Pablo Trapero. Avec Martina Gusman, Berenice Bejo, Graciela Borges, Edgar Ramirez. Argentine, France, 2018, 117 minutes.