Ville Neuve

Une maison sur la côte. Un homme s’y est réfugié. L’y rejoint, circonspecte, son ex-femme. Militants lors du référendum de 1980, ils se surprennent à rêver d’une vie commune alors qu’un second référendum en est à raviver maintes aspirations. Dévoilé à Venise, Ville Neuve, premier long métrage d’animation de Félix Dufour-Laperrière, est une ode à l’indépendance, mais pas un pamphlet. Riche, puissamment évocatrice, cette œuvre poétique transcende son contexte et atteint une dimension universelle. Car il est ici question d’idéal. Un idéal qui unit jadis les amants ; lui voudrait y croire encore, elle n’a jamais cessé. Et les réminiscences de les assaillir tous deux au gré des marées. Omniprésente, la mer imprime rythme et manière : coule un flot noir et blanc charriant métamorphoses, permutations et fulgurances en autant de nuances de gris. Le dénouement, qui hante, rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour recommencer à espérer. À avoir foi en un idéal.

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Ville Neuve

★★★★

Animation de Félix Dufour-Laperrière. Québec, 2018, 76 minutes.