Sunset: la fin du jour (V.O. avec s.-t.f.)

Budapest, 1913. Irisz, orpheline déchue, évolue entre noblesse décadente et insurgés dans sa quête pour retrouver un frère inconnu. Sunset doit beaucoup à son prédécesseur, Le fils de Saul. Au circuit fermé d’un camp de la mort se substitue l’aire ouverte d’une cité, mais la taille du canevas est accessoire, la mise en scène de Laszlo Nemes épousant dans les deux cas si rigoureusement le point de vue des protagonistes que l’impression d’un dédale physique et mental est identique. Pour ce nouveau cauchemar éveillé, Nemes récupère sa grammaire cinématographique antérieure : longue focale isolant Irisz dans un décor flou, plans-séquences dilatés et nerveux, impression croissante d’une dissonance entre ce qui est vu et entendu… Mêmes procédés, mais résultat en deçà, hélas : Sunset est si désincarné qu’on peine en retour à s’y plonger. Une réalité à laquelle, ironiquement, le brio des techniques immersives de Laszlo Nemes ne peut rien changer.

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Sunset : la fin du jour (V.O. avec s.-t.f.)

★★ 1/2

Drame de Laszlo Nemes. Avec Juli Jakab, Vlad Ivanov, Marcin Czarnik, Evelin Dobos. Hongrie, 2018, 144 minutes.