Hellboy (V.O. et V.F.)

Dans cette itération de Hellboy, Neil Marshall succède à Guillermo Del Toro : exit le foisonnement baroque, place à l’anonymat visuel. On y conte la lutte que mène Hellboy à une sorcière immortelle démembrée jadis par le roi Arthur mais depuis reconstituée et désireuse d’anéantir le monde. David Harbour reprend le rôle immortalisé par Ron Perlman et il se débrouille côté jeu, l’ennui étant que le personnage est dans cette version-ci très passif et étonnamment peu puissant : on vante sa force mais il passe le plus clair du film à en arracher face à un défilé de créatures numériques d’inégale tenue. D’ailleurs, sortie du giron des grands studios, la production fait très série B. Ce qui coule le film cependant, c’est son refus de croire en l’intelligence du public, avec propension à narrer et expliquer jusqu’à l’absurde ce qui est montré. Ce faisant, les artisans de ce « reboot » ne font qu’exhiber leur propre analphabétisme cinématographique.

Notre critique complète

Horaire en salles

LE COURRIER DES ÉCRANS

Le courrier des écrans. Le meilleur et le pire des écrans, petits et grands, vus par nos journalistes cette semaine. Inscrivez-vous, c'est gratuit.


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront le 5 septembre 2019.

Hellboy (V.O. et V.F.)

Fantastique de Neil Marshall. Avec David Harbour, Milla Jovovich, Sasha Lane, Ian McShane, Daniel Dae Kim. États-Unis, 2019, 121 minutes.