L’empereur de Paris

Si Eugène-François Vidocq avait pu récolter les dividendes de toutes les adaptations de ses mémoires publiées en 1828, de toutes les variations signées par d’illustres romanciers (Victor Hugo, Honoré de Balzac), sans compter les grands acteurs qui l’ont personnifié (Harry Baur, Claude Brasseur, Gérard Depardieu), il aurait été riche comme un roi de France. À son tour, Jean-François Richet (Mesrine) propose son Vidocq, incarné par un fidèle de son cinéma, Vincent Cassel, se concentrant sur un chapitre où le bagnard devient le plus célèbre mouchard de la police du pays dominé par Napoléon. Plus près du manège à vitesse variable que du film historique au souffle épique, L’empereur de Paris célèbre l’ingéniosité d’un renégat, mais dans une esthétique léchée, celle qui contamine ce cinéma français de la surenchère. On croit ainsi conquérir les foules, mais nous voilà devant un autre Waterloo.

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L’empereur de Paris

★★ 1/2

Drame historique de Jean-François Richet. Avec Vincent Cassel, Olga Kurylenko, Fabrice Luchini, Denis Lavant. France, 2018, 120 minutes.