Sauver ou périr

Grièvement brûlé dans un incendie, un sapeur-pompier, père depuis peu, s’attelle à un lent processus de réadaptation, mais peine à apprivoiser sa nouvelle réalité, mettant en péril son mariage. Frédéric Tellier offre ici un parcours du combattant entre émotions et conventions. Car malgré la charge émotionnelle que charrie le sujet, rien ne surprend dans ce récit bien intentionné dont on ne doute jamais du dénouement. Pierre Niney offre une performance très habitée, très physique, sans toutefois toujours parvenir à faire oublier qu’il s’agit de cela, d’une performance. À sa décharge, ses efforts sont contrecarrés par des dialogues un brin ampoulés et une approche formelle post-tragédie esthétisante au point d’en constituer une distraction. Anaïs Dumoustier réussit quant à elle a insuffler de la substance au rôle sous-écrit de « l’épouse ». Au moins le film a-t-il l’honnêteté de s’assumer comme mélo calibré pour faire pleurer.

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Sauver ou périr

★★ 1/2

Drame de Frédéric Tellier. Avec Pierre Niney, Anaïs Dumoustier, Vincent Rottiers, Chloé Stefani. France, 2019, 116 minutes.