Miraï, ma petite sœur (V.O. avec s.-t.f.)

Jaloux de sa nouvelle petite sœur Miraï, Kan, un garçonnet de 4 ans, trouve refuge dans la cour intérieure de sa maison où lui apparaît un jour la version adolescente de Miraï. Le concept sur lequel repose le film de Mamoru Hosoda (Le garçon et la Bête) est aussi intéressant qu’évocateur, avec ce lieu qui devient un « jardin secret » pour Kan, au propre comme au figuré. La connotation généalogique de l’arbre qui se dresse au cœur de la propriété est développée avec le même double sens, littéral et symbolique. Le graphisme est cela dit d’inégale tenue, avec arrière-plans magnifiques mais personnages d’apparence plus rudimentaire. En dépit d’une charge fantaisiste considérable sur le plan du récit, Miraï, ma petite sœur manque, à l’image, d’un brin de poésie. Il n’empêche, le film demeure, visuellement, plus stimulant que la moyenne et offre, à terme, une fable fort imaginative. Laquelle pourra être appréciée avec ou sans enfant.

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Miraï, ma petite soeur (V.O., s.-t.f.)

★★★ 1/2

Animation de Mamoru Hosoda. Japon, 2018, 98 minutes.