FIFEM: l’enfance qui voyage

Du Japon, «Le maître du tofu» raconte le récit d’un vieil homme et de sa fille qui accueillent un garçon de 11 ans, lointain parent, devenu orphelin lors du tsunami de 2011.
Photo: FIFEM Du Japon, «Le maître du tofu» raconte le récit d’un vieil homme et de sa fille qui accueillent un garçon de 11 ans, lointain parent, devenu orphelin lors du tsunami de 2011.

Du 2 au 10 mars aura lieu la grande fête des petits cinéphiles, soit le Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM). De retour pour une 22e année, l’événement se déroulera sous le parrainage de l’animateur Sébastien Benoit. C’est au cinéaste italien Sergio Manfio et à son long métrage d’animation Leo Da Vinci : mission Mona Lisa que reviendront les honneurs de l’ouverture.

Partant d’un postulat résolument fictif, Leo Da Vinci : mission Mona Lisa relate comment, pour sauver son amie Lisa des affres d’un mariage forcé, le jeune inventeur en herbe Leo (Da Vinci) fuit avec celle-ci pour mieux se lancer dans une chasse au trésor avec un groupe de pirates.

 
Photo: FIFEM «Leo Da Vinci: mission Mona» Lisa relate comment le jeune inventeur en herbe Leo sauve son amie Lisa des affres d’un mariage forcé.

La compétition, comme toujours, réunit des films en provenance des quatre coins du monde. Certains ont l’heur de séduire sur la simple base de leur prémisse. Plusieurs, à l’instar du film d’ouverture, tourne autour du concept de voyage initiatique. En vrac…

De la Pologne, on est curieux de découvrir Le jour du chocolat, qui conte l’amitié spontanée qui naît entre deux gamins. Lui se prénomme Dawid et elle, qui vient d’emménager dans la maison d’à côté, Monika. Dawid croit que sa soeur décédée s’est réincarnée en chat, tandis que Monika refuse de porter autre chose qu’une jupe de hula en souvenir de sa grand-mère qui, dit-elle, est partie à Hawaï.

 
Photo: FIFEM «Le jour du chocolat»

Du Japon, Le maître du tofu promet lui aussi de grosses émotions avec son récit d’un vieil homme et de sa fille qui accueillent un garçon de 11 ans, lointain parent, devenu orphelin lors du tsunami de 2011. En proie à des accès de colère et de larmes, le petit a grand besoin d’aide. C’est dans l’espoir de la lui donner que l’aïeul décide d’entamer avec lui une odyssée.

 
Photo: FIFEM «Le rêve de Chuskit»

Campé dans les montagnes himalayennes cette fois, Le rêve de Chuskit s’attarde quant à lui au parcours d’une fillette déterminée qui, en dépit de la paraplégie qui l’afflige, est résolue à aller à l’école. L’ennui, c’est que son grand-père, avec qui elle habite, voit la chose d’un mauvais oeil. Mais c’est sans compter le soutien de son grand frère et, surtout, la force de résilience absolue de Chuskit.

En clôture

Pour ce qui est du film de clôture, le FIFEM a jeté son dévolu sur le long métrage de fiction Mia et le lion blanc. Tourné en Afrique du Sud, le film conte l’amitié privilégiée qui se noue entre une fillette de 11 ans et un lionceau au pelage couleur de neige, Charlie. Mais voilà que la première découvre que son père compte vendre l’animal à des chasseurs de trophées. Comme dans le film d’ouverture, tient, il s’ensuit une fuite à l’issue incertaine.

 
Photo: FIFEM «Mia et le lion blanc»

À noter que le réalisateur, Gilles De Maistre, a eu l’idée du film pendant qu’il réalisait un documentaire portant sur les cas d’amitié inattendue entre enfants et animaux. L’un de ces cas concernait un petit garçon et l’élevage de lions de ses parents. Or, ces derniers ont tenté de cacher au cinéaste qu’ils vendaient ensuite les bêtes aux fins de chasse en enclos.

« Ça m’a choqué que l’on m’ait menti, mais surtout que cette famille mente à leur jeune fils », a déclaré le réalisateur en entrevue, expliquant qu’il a tenté d’imaginer ce que ferait l’enfant le jour où il découvrirait le triste pot aux roses.

À signaler, enfin, une très louable initiative du FIFEM : Adoptez une classe ! Rappelons l’événement : « Notre métropole compte 55 écoles primaires défavorisées, ce qui représente environ 155 000 enfants de 6 à 12 ans. Pour contrer cet état de fait, l’organisation a créé le programme “Adoptez une classe !”. Le FIFEM invite la population à appuyer ses activités d’éducation cinématographique en faisant un don. Chaque dollar amassé sera mis au profit de projections scolaires des écoles défavorisées du Grand Montréal. »

Les projections du FIFEM se tiendront aux cinémas Beaubien, du Parc et du Musée la semaine de relâche durant.