High Flying Bird

Campé dans le monde du basketball professionnel lors d’un lockout, ce récit écrit par Tarell Alvin McCraney (Moonlight) offre une brillante déconstruction du racisme institutionnel servant d’assise à ladite industrie, avec joueurs noirs en bas et propriétaires blancs en haut. Ray, un agent, s’apprête à réécrire les règles de ce « jeu au-dessus du jeu », comme on le désigne dans le film. Il est un héros typique du cinéma de Steven Soderbergh : un protagoniste roublard à la Danny Ocean qui a commencé à ourdir un plan avant même le début du film. Le cinéaste démontre une aisance totale à tricoter puis détricoter cette nouvelle trame où une stratégie apparente en cache une plus vaste encore. Or, cette dynamique récurrente se révèle d’autant plus jouissive qu’elle se déploie ici en un écho direct au propos. D’ailleurs, la multitude de petits éléments subversifs qu’intègre McCraney rehaussent considérablement ce nouveau cru de Soderbergh, l’un de ses meilleurs.

Notre critique complète


 

High Flying Bird

★★★★

Drame de Steven Soderbergh. Avec André Holland, Zazie Beetz, Melvin Gregg, Sonja Sohn, Bill Duke. États-Unis, 2019, 90 minutes.