Troisièmes noces

La cohabitation entre un citoyen privilégié et une personne sans statut a donné lieu à quelques films charmants (Green Card, de Peter Weir, Les noces de papier, de Michel Brault), et le troisième du cinéaste belge David Lambert (Hors les murs, Je suis à toi) s’inscrit dans cette lignée. Il tente également de se faire léger, mais le naturel revient vite au galop, nettement plus à l’aise à décrire les états d’âme d’un misanthrope (Bouli Lanners) en deuil de son conjoint que ses démêlées avec une jeune réfugiée congolaise (Rachel Mwanza, candide, mais sans grand timing comique) pour un éventuel mariage blanc. Les choses prennent une tournure plus coquine et plus complexe à l’arrivée d’un homme qui se présente comme le frère de la future mariée. Entre sourires et petites larmes, une chronique un peu anodine de la vie conjugale à l’ère des migrants et des sans-papiers.

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Troisièmes noces

★★ 1/2

Comédie dramatique de David Lambert. Avec Bouli Lanners, Rachel Mwanza, Eric Kabongo, Virginie Hocq. Canada−Belgique−Luxembourg, 2018, 97 minutes.