Malek

Après avoir attenté à ses jours, Malek est contraint de voir une psychiatre qui entend l’aider à affronter son passé au Liban. En proie à des hallucinations, il hésite, car ce serait peutêtre là un sort pire que la mort. Puis, voilà que Malek s’éprend de la belle Shohereh, elle-même prisonnière d’un drame en suspens, auquel il sera bientôt mêlé. Dans cette adaptation du roman Le cafard, de Rawi Hage, Guy Édoin opte pour une économie visuelle redoutable et une approche subtile de l’étrangeté. Ainsi, en dépit du fait que certaines circonvolutions narratives échouent à convaincre, la mise en scène, elle, a l’heur de garder l’oeil captif alors qu’alternent temporalités et niveaux de conscience. Tewfik Jallab est très crédible dans le rôle-titre, tandis que Karine Vanasse étonne et fascine dans une partition dédoublée. Saisissant, mais d’une cohérence parfaite quant à l’arc du protagoniste, le dénouement est assuré de faire jaser.

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Horaire en salles

 

Malek

★★★ 1/2

Drame psychologique de Guy Édoin. Avec Tewfik Jallab, Hiba Abouk, Karine Vanasse, Mani Soleymanlou. Québec, 2018, 105 minutes.