Alfonso Cuaron remporte le Golden Globe du meilleur réalisateur pour «Roma»

Alfonso Cuaron a rendu hommage aux actrices Yalitza Aparicio et Marina De Tavira, qui jouent dans «Roma» les deux femmes qui ont marqué sa vie.
Photo: Alberto E. Rodriguez / Getty Images North America / Agence France-Presse Alfonso Cuaron a rendu hommage aux actrices Yalitza Aparicio et Marina De Tavira, qui jouent dans «Roma» les deux femmes qui ont marqué sa vie.

Le Mexicain Alfonso Cuaron a remporté dimanche le prix du meilleur réalisateur pour son film Roma lors de la 76e cérémonie des Golden Globes, s’imposant face au metteur en scène et acteur Bradley Cooper, également pressenti.
 

Inspiré de la propre enfance d’Alfonso Cuaron à Mexico, Roma venait de décrocher, quelques minutes plus tôt, le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère.

 

« Merci à ma famille, merci le Mexique », a lancé Alfonso Cuaron, oscarisé pour Gravity en 2014, après avoir rendu hommage aux actrices Yalitza Aparicio et Marina De Tavira, qui jouent dans Roma les deux femmes qui ont marqué sa vie.



Bohemian Rhapsody a quant à lui raflé le Golden Globe du meilleur film dramatique et Rami Malek a remporté le Golden Globe du meilleur acteur dramatique pour son interprétation saisissante du chanteur Freddie Mercury, coiffant au poteau Bradley Cooper.

Le film reconstitue le parcours de Freddie Mercury au sein du groupe Queen, faisant la part belle à la musique et aux morceaux de bravoure des quatre Anglais sur scène.

L’Américaine Glenn Close a obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice dramatique pour The Wife, l’emportant notamment face à l’une des grandes favorites, Lady Gaga dans A Star Is Born.
 

Le film « s’appelle The Wife, je crois que c’est pour ça qu’il a mis 14 ans à se faire », a plaisanté l’actrice, visiblement émue.

Green Book  a reçu le prix du meilleur film dans la catégorie comédie et films musicaux, le troisième trophée de la soirée pour ce long métrage.
 

Le film est adapté de l’histoire vraie du pianiste noir Donald Shirley, qui osa une tournée dans le sud des États-Unis encore régi par la ségrégation raciale, sous la protection d’un garde du corps d’origine italienne.


La Britannique Olivia Colman a remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie pour son rôle de la reine Anne dans La Favorite.
 

Parmi les autres actrices nommées pour ce prix figuraient notamment Emily Blunt (Le Retour de Mary Poppins) et Charlize Theron (Tully).


Christian Bale a reçu le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie pour son rôle de Dick Cheney dans Vice, portrait au vitriol de l’ancien vice-président américain et de son ascension au pouvoir.
 

La performance scénique du Gallois, méconnaissable en Dick Cheney, un rôle pour lequel il a pris 20 kg et supporté diverses couches de prothèses en latex, a fait l’unanimité chez les critiques. Les avis étaient en revanche bien plus mitigés sur le film d’Adam McKay lui-même, qui était pourtant arrivé en tête des nominations, avec six sélections au total.


L’acteur américain Mahershala Ali a reçu le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour le film Green Book.
 

Mahershala Ali, qui avait déjà reçu un Oscar dans cette catégorie pour Moonlight, y figure aux côtés de Viggo Mortensen (nominé dans la catégorie « meilleur acteur dans une comédie »), auquel il a adressé des remerciements appuyés en recevant son prix. Il incarne un pianiste classique noir qui loue les services d’un gros bras d’origine italienne (Mortensen) pour lui servir de chauffeur lors d’une tournée dans le Sud « profond », et raciste, des États-Unis en 1962.


La série d’espionnage The Americans diffusée sur la chaîne câblée FX a été choisie meilleure série dramatique de télévision. La série créée par Joe Weisberg a été préférée à Bodyguard, Homecoming, Killing Eve et Pose.
 

Bodyguard, une série produite par la BBC n’est pas repartie les mains vides puisque Richard Madden a reçu la statuette récompensant le meilleur acteur dans une série dramatique à la télévision.
 

Quelques minutes auparavant, le vétéran Michael Douglas avait reçu le Golden Globe remis au meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale à la télévision, récompensant ainsi son jeu dans The Kominsky Method diffusée sur Netflix.
 

La première actrice invitée à venir chercher sa récompense a été Patricia Arquette choisie meilleure actrice dans une mini-série pour sa prestation dans Escape at Dannemora.


Le premier film récompensé a été le long-métrage d’animation Spiderman into the Spider verse.
 

Un duo atypique

La 76e cérémonie des Golden Globes était animée par un duo atypique : l’actrice canadienne Sandra Oh et le comédien Andy Samberg.
 

D’entrée de jeu, ils se sont moqués de la prochaine cérémonie des Oscar toujours en quête d’un animateur.
 

Après avoir promis de s’amuser et de donner quelques prix, Samberg a lancé qu’un « membre chanceux de l’auditoire sera choisi pour animer les Oscar ».
 

Parlant du duo inattendu qu’elle formait avec Samberg, Oh a dit qu’ils avaient obtenu le contrat parce qu’ils « étaient les deux dernières personnes à Hollywood à ne pas s’être placées dans le trouble pour avoir dit quelque chose d’offensant ».
 

Les deux animateurs ont chanté les louanges de nombreux convives, faisant semblant de les railler.
 

Mais Mme Oh a mis fin au numéro d’ouverture sur une note sérieuse en expliquant les raisons pourquoi elle coanimait la cérémonie.
 

« J’ai dit oui à la crainte d’être sur cette scène ce soir, car je voulais être ici pour être témoin de cette période de changement. Là, en ce moment, ce moment est réel. Faites-moi confiance, c’est vrai. Parce que je vous vois, tous ces visages du changement. Et là, tout le monde le pourra. »
 

Carol Burnett a été honorée pour l’ensemble de sa carrière. Elle a reçu le prix qui porte son nom.