Les Filles du soleil

Photo: Khatia Psuturi

Si la vérité est la première victime de la guerre, la subtilité s’avère parfois celle des drames de guerre. Eva Husson n’y échappe pas dans cette apologie du courage de femmes victimes des sévices atroces commis par le groupe État islamique, souvent réduites à l’état d’esclaves sexuelles. Certaines d’entre elles se sont engagées dans une résistance courageuse aux côtés de soldats kurdes, petit bataillon dirigé par une ancienne avocate se faisant justice elle-même (Golshifteh Farahani) et qu’observe une correspondante de guerre (Emmanuelle Bercot) au passé tout aussi douloureux. Si le tableau d’ensemble ne manque jamais de sincérité militante, la ferveur cinématographique s’en trouve un peu écorchée, victime de personnages schématiques et de dialogues aux allures de slogans politiques, donnant à l’ensemble un aspect artificiel. Pour se coller au plus près à la réalité de ces guerrières, on ne saurait trop recommander le documentaire Gulîstan, terre de roses, de Zaynê Akyol.

Notre critique complète

Horaire en salles

Les filles du soleil

★★ 1/2

Drame de guerre d’Eva Husson. Avec Golshifteh Farahani, Emmanuelle Bercot, Erol Afsin, Evin Ahmad. France−Belgique−Géorgie−Suisse, 2018, 115 minutes.