À la porte de l’éternité

Arles, dans le sud de la France, en 1888. En quête d’inspiration, Vincent Van Gogh bat la campagne, ignorant qu’il ne lui reste que deux ans à vivre. Dans le plus récent film du trop rare Julian Schnabel, on suit le peintre dans ses dernières pérégrinations, le pas allègre, le regard fiévreux. Souvent subjective, mais pas seulement, la caméra semble branchée par un fil invisible à l’esprit du peintre. Lui-même un artiste visuel réputé, Schnabel, ceci expliquant en partie cela, parvient à s’arrimer à l’âme tourmentée de Van Gogh comme personne avant lui. Évoquant parfois son approche sur Le scaphandre et le papillon, le réalisateur établit une proximité quasi palpable avec le protagoniste qu’incarne un Willem Dafoe extraordinaire. À terme, le niveau d’intimité atteint est tel que le cinéphile a l’impression de se trouver aux côtés de Vincent Van Gogh alors que ce dernier s’apprête à franchir l’ultime seuil, celui de l’éternité.

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À la porte de l’éternité

★★★★ 1/2

Chronique biographique de Julian Schnabel. Avec Willem Dafoe, Rupert Friend, Emmanuelle Seigner, Oscar Isaac, Mads Mikkelsen. France–Grande-Bretagne–États-Unis, 2018, 110 minutes.