Des films emballants, peu importe l’âge et les goûts

André Lavoie Collaboration spéciale
Les admirateurs de l’agile Spider-Man seront ravis avec la version animée du superhéros «Spider-Man – Into the Spider-Verse».
Photo: Sony Pictures Les admirateurs de l’agile Spider-Man seront ravis avec la version animée du superhéros «Spider-Man – Into the Spider-Verse».

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Pour les petits, et la majorité des grands, la période de Noël est synonyme de vacances et d’abondance, devant l’imposant buffet concocté par les studios américains par exemple. Sans compter les télédiffuseurs souhaitant vivement vous garder captifs, une mission soigneusement accomplie par Télé-Québec depuis des décennies avec son incontournable Ciné-Cadeau. Quelques suggestions de sorties cinéma et de cinéma maison.

Sortie en famille

L’actrice anglaise Emily Blunt aura une lourde tâche : celle de nous faire oublier Julie Andrews dans le rôle de la mythique Mary Poppins. Dans cette nouvelle aventure mettant en vedette cette gouvernante pas comme les autres, elle peut compter sur le doigté de Rob Marshall, maître de la comédie musicale (Chicago, Into the Woods), qui devrait nous enchanter avec ce Mary Poppins Returns (19 décembre).

Alors que l’on croyait que la domination des superhéros se cantonnait à la période estivale, voilà qu’ils prennent Noël d’assaut. Cela devrait ravir les admirateurs de l’agile Spider-Man, dont on ne compte plus les renaissances, cette fois en version animée (Spider-Man – Into the Spider-Verse, 14 décembre), ou du colosse Aquaman (21 décembre), sous la direction de James Wan (The Conjuring).

Beaucoup de jeunes parents connaissent sur le bout des doigts, et depuis longtemps, les célèbres aventures hivernales de ces enfants de Charlevoix immortalisées par André Melançon en 1984 dans La guerre des tuques. En 2015, ils ont été nombreux à emmener leur progéniture découvrir la version animée, en 3D s’il vous plaît, et devraient faire de même le 7 décembre avec cette nouvelle variation, La course des tuques.

Sortie entre amis cinéphiles

Cette saison peut aussi être festive pour les spectateurs exigeants. Une des grandes sensations du dernier Festival de Venise, Roma (14 décembre), du Mexicain Alfonso Cuarón, sera présentée dans quelques salles, dont au Québec, et pas seulement pour les abonnés de Netflix. Une oeuvre magistrale inspirée de l’enfance du cinéaste au début des années 1970.

Dick Cheney n’a pas toujours été un cadeau pour le président américain George W. Bush, car il ne voulait pas se contenter de jouer les seconds rôles. Dans Vice, d’Adam McKay, c’est un Christian Bale littéralement transformé qui se met dans la peau de ce vice-président dont les décisions guerrières marquent encore l’Amérique aujourd’hui. Les mordus de politique américaine ont déjà encerclé la date du 25 décembre à leur calendrier.

Toujours aux États-Unis, les inconditionnels de Ruth Bader Ginsburg, célèbre juge à la Cour suprême, ne manqueront pas On the Basis of Sex (25 décembre), de Mimi Leder, relatant ses spectaculaires débuts d’avocate dans un monde où les femmes étaient rarissimes, et méprisées. Beau complément à l’excellent documentaire RBG, sur sa carrière remarquable.

L’acteur sait jongler avec les mots, depuis longtemps, et c’est ce qui séduit toujours chez Fabrice Luchini. Cette fois, les discours sont ardus, et réduits au minimum, dans Un homme pressé (21 décembre), d’Hervé Mimran, le récit d’une reconquête, celle de la parole d’un riche industriel après un accident vasculaire cérébral.

Pas le goût de sortir

Avec la même régularité que l’apparition des décorations, de la musique et du gâteau aux fruits, les classiques cinématographiques des Fêtes reviennent en boucle à la télévision. Qui s’en plaindra ? Surtout pas ceux et celles qui connaissent par coeur les ritournelles de La mélodie du bonheur, de Robert Wise, avec Julie Andrews et Christopher Plummer. Aussi efficace en version originale anglaise qu’en version française — diffusées parfois en même temps sur deux chaînes concurrentes !

Sinon, comptez toujours sur la télévision pour que l’on reprogramme quelque part Home Alone, It’s a Wonderful Life !, The Wizard of Oz, The Nightmare Before Christmas, et bien sûr Love Actually, avec les célèbres cartons d’Andrew Lincoln déclarant son amour à Keira Knightley.

Toujours grand champion du cinéma réconfortant à cette période de l’année, la programmation de Télé-Québec maintient la tradition du Ciné-Cadeau, avec son lot d’habituel de films inspirés des aventures d’Astérix, ou celles des frères Dalton.

Finalement, même ceux qui n’ont pas le goût de sortir iront peut-être à la Cinémathèque québécoise le 21 décembre à 19 h pour revoir Le père Noël est une ordure, de Jean-Marie Poiré, avec une délirante troupe d’acteurs pas très connus à l’époque… mais qui le sont devenus. Même en groupe, dans son salon, ce n’est pas mal non plus.