Drôle de père

Sur le point de rater son vol, Camille est stupéfaite de trouver sur le pas de sa porte Antoine, le père absent depuis toujours de sa fille Elsa, cinq ans. Par un concours de circonstances peu plausible, le jeune homme s’occupera trois jours durant de la petite, qui ignore être sa progéniture. Avec sa caméra attentive, intimiste, Amélie Van Elmbt, aussi coscénariste, capte les interactions des protagonistes avec une aisance certaine. Comme pour évoquer le monde intérieur de l’extravertie Elsa, la réalisatrice privilégie une image lumineuse, colorée. Le film a en outre pour lui un ton réaliste, doux-amer, qui, s’il ne fait pas oublier l’invraisemblance de la prémisse, l’atténue quelque peu. Il en résulte, grâce aussi à la qualité du jeu, des accents de vérité inattendus. De telle sorte qu’à terme, on se laisse charmer par cet imparfait mais attachant pas de trois.

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​Horaire en salles

Drôle de père

★★★

Drame d’Amélie Van Elmbt. Avec Thomas Blanchard, Lina Doillon, Judith Chemla. Belgique, 2017, 86 minutes.