Nico, 1988

Photo: Eye Steel Film

Mannequin, chanteuse, actrice, mais surtout égérie d’un univers, celui d’Andy Warhol, et d’une décennie chargée d’excès, les années 1960 : Nico était tout cela, et plus encore. De son vrai nom allemand Christa Päffgen, cette femme qui a connu les hauts, les bas et les limbes de la gloire, Nico la Berlinoise est devenue citoyenne du monde, et une naufragée qui n’atteindra pas la cinquantaine. Ce sont les trois dernières années de cette longue dérive que reconstitue la cinéaste italienne Susanna Nicchiarelli, chronique baignant dans une lumière crue et des environnements sans âme, question de rendre avec acuité la déchéance intérieure de cette toxicomane souvent en manque d’amour, et de son fils né d’une union furtive avec Alain Delon (détail jamais mentionné dans le film). Ce portrait fascinant, mélancolique, loin du clinquant habituel des années 1980, serait incomplet sans l’actrice danoise Trine Dyrholm qui prête son âme, et sa voix, à ce personnage d’une singularité exceptionnelle.
 

Notre critique complète

​Horaire en salles

Nico, 1988

★★★★

Drame biographique de Susanna Nicchiarelli. Avec Trine Dyrholm, John Gordon Sinclair, Anamaria Marinca, Sandor Funtek. Italie-Belgique, 2017, 94 minutes.