Pas de panique, il n’ira pas loin à pied

Photo: Entract Films

En 1972, John Callahan devint tétraplégique alors que sa vie était déjà compromise par l’alcoolisme. Une dépendance qu’il surmonta entre autres grâce à sa passion pour le dessin humoristique. Réalisé et scénarisé par Gus Van Sant d’après l’autobiographie de Callahan, ce film est à l’image de l’homme et de son œuvre : irrévérencieux mais avec le cœur à la bonne place. Dans le rôle principal, Joaquin Phœnix est typiquement habité, quoiqu’agréablement détendu. Les rôles secondaires bénéficient de la présence de bons acteurs, mais restent peu développés. Non linéaire, le montage entrelace plusieurs temporalités tout en demeurant limpide. Sur le rebond après maints échecs, Van Sant propose un récit émouvant de résilience ponctué d’humour, celui-ci volontiers cru, Callahan n’ayant jamais été un apôtre de la rectitude politique. Un film bien fait, bien raconté, mais pas inoubliable. Exception faite de la performance de Joaquin Phœnix.

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Pas de panique, il n’ira pas loin à pied

★★★

Drame biographique de Gus Van Sant. Avec Joaquin Phœnix, Jonah Hill, Rooney Mara, Tony Greenhand, Jack Black. États-Unis, 2018, 113 minutes.