«Whitney»: poussée à la perfection

«Whitney» s’avère un bouleversant portrait empreint d’empathie d’une petite fille poussée à la perfection.
Photo: Equinoxe Films «Whitney» s’avère un bouleversant portrait empreint d’empathie d’une petite fille poussée à la perfection.

Complément idéal de Whitney : Can I Be Me, de Nick Broomfield et Rudi Dolezal, où l’on abordait de plein fouet la bisexualité de la diva pop, sa relation trouble avec son père et sa toxicomanie, Whitney, de Kevin McDonald (Le dernier roi d’Écosse, Jeux de pouvoir), va encore plus loin dans l’exploration des lourds secrets du clan Houston. Et ce, sans porter de jugement sur qui que ce soit et sans la volonté de déboulonner la statue fragilisée de Whitney Houston, disparue prématurément en 2012 à 48 ans.

À travers les propos de sa mère, de ses frères, de son ex-mari Bobby Brown et de plusieurs ex-employés et amis, le cinéaste met en lumière ce qui a poussé cette chanteuse jugée trop blanche par sa communauté à sombrer dans la drogue. Fruit d’une patiente enquête, fort d’un montage d’extraits de pubs et de bulletins de nouvelles illustrant l’Amérique de Reagan, des Bush et de Clinton, Whitney s’avère un bouleversant portrait empreint d’empathie d’une petite fille poussée à la perfection.

Whitney

★★★ 1/2

Documentaire de Kevin McDonald. États-Unis, 2018, 120 minutes.