«Hôtel Transylvanie 3»: sur l'autocroisière

L'opus emprunte aux mythes antiques, aux croyances populaires et au roman de Bram Stoker.
Photo: Sony Pictures L'opus emprunte aux mythes antiques, aux croyances populaires et au roman de Bram Stoker.

Quand une recette fonctionne, pourquoi la changer ? Aux commandes du troisième volet des aventures loufoques de Dracula et de son monstrueux entourage, Genndy Tartakovsky, réalisateur des précédents volets, et son coscénariste Michael McCullers, auteur des deux derniers volets d’Austin Powers, jonglent paresseusement avec les codes du cinéma d’horreur, du film d’aventures et de la comédie sentimentale. Cette fois, le prétexte est d’envoyer le comte en vacances et lui faire rencontrer l’amour sur une croisière de rêve. Or, l’heureuse élue se révèle la descendante du pourfendeur de vampires Van Helsing…

Porté par un récit ténu mené tambour battant, ce troisième épisode emprunte sur un ton potache aux mythes antiques, aux croyances populaires et au roman de Bram Stoker. Histoire de s’inscrire dans l’air du temps, on insuffle à ce délire coloré et désordonné un chouia de féminisme — ce sont les personnages féminins qui mènent l’action ! — et un plaidoyer très appuyé en faveur de la diversité.

Hôtel Transylvanie. Les vacances d’été (V.F. de Hotel Transylvania – Summer Vacation)

★★

Film d’animation de Genndy Tartakovsky. États-Unis, 2018, 97 minutes.