Chiffres clés à la hausse pour l’exploitation cinématographique

Les Québécois ont été plus nombreux à fréquenter les salles de cinéma en 2017.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Les Québécois ont été plus nombreux à fréquenter les salles de cinéma en 2017.

Les salles de cinéma ont suscité en 2017 un regain d’intérêt de la part des Québécois, l’assistance ayant crû de 5 % par rapport à l’année précédente. Cette petite poussée vers le haut s’explique en partie par la bonne performance du cinéma québécois, qui colore les statistiques publiées mardi par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec.

L’attrait des salles s’est fait sentir dans l’ensemble des régions, y compris à Montréal, qui a connu un timide bond de 2 % tranchant avec la baisse enregistrée ces dernières années (12 % en cinq ans). Le cinéma national y est bien ancré avec des parts de marché supérieures à 15 % dans toutes les régions du Québec, sauf à Laval (10 %) et à Montréal (6 %). Les majors conservent néanmoins la part du lion, recueillant les deux tiers des projections et monopolisant 69 % de l’assistance.

Tour d’horizon en six chiffres clés
520
Nouveautés projetées en salle au Québec en 2017. De ce nombre, 21 % ont été distribuées par les grands studios américains.

61
nouveautés québécoises ont pris l’affiche en 2017, un nombre cohérent avec la moyenne des cinq dernières années, fixée à 64. Ce chiffre a connu une forte croissance en deux décennies. En 1995, on ne comptait que 15 nouveautés québécoises.

3
​films ont franchi le cap des 600 000 entrées en 2017 : De père en flic 2, La belle et la bête et Bon cop bad cop 2. En 2016, aucun film n’avait atteint ce plateau.

10,2 %
C’est le taux moyen d’occupation des salles en 2017, ce qui marque une légère hausse après le creux historique de 9,6 % observé en 2016.

16 % 
C’est le recul qu’accuse l’assistance aux films projetés en 3D en 2017. La part de l’assistance à ce type de projection se chiffre à 17 %, alors qu’elle était de 22 % en 2016.

69,6 %
​des films projetés en 2017 l’ont été en français, 29,3 % en anglais, ne laissant que 1 % aux autres langues.