«Napoléon en apparte»: à l’image du jeu de mots

«Napoléon en apparte», de Jeff Denis
Photo: K-Films Amérique «Napoléon en apparte», de Jeff Denis

Selon ses propres dires, le réalisateur Jeff Denis aime les « jeux de mots poches ». Hélas ! Ce ne sont pas les calembours médiocres et gratuits qui manquent dans son premier long métrage de fiction, librement inspiré des amours de Napoléon Ier et de la « Belle Créole ».

Campé dans un appartement de Limoilou, Napoléon en apparte met en scène un comptable nommé Napoléon Lebœuf (Jean-Michel Girouard) qui s’éprend d’une fleuriste de La Guadeloupe, en Beauce, Joséphine Beauharnais (Joëlle Bond). Fin stratège aux échecs mais piètre séducteur, le jeune homme compte sur les conseils de son père (Denis Marchand) et de son meilleur ami Bartho (Maxime Robin) pour ravir le cœur de la dame.

Suite décousue de scènes bavardes, cette comédie souffre d’une photographie terne et d’une absence totale de maîtrise du langage cinématographique — rarement aura-t-on vu une utilisation aussi laborieuse du split-screen ! Bien que composée d’acteurs de théâtre chevronnés, la distribution manque cruellement de naturel.

Horaire en salles

Napoléon en apparte

Comédie de Jeff Denis. Avec Jean-Michel Girouard, Joëlle Bond, Maxime Robin et Denis Marchand. Canada (Québec), 2018, 80 minutes.